Maître de Conférences (MNHN)
UMR 7204 MNHN-CNRS-P6,
Conservation des espèces, restauration et suivi des populations,
61 rue Buffon,
CP n°53,
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Biologie de population et gestion de mammifères envahissants - Restauration écologique et impact du changement climatique en zone subantarctique.

Après avoir développé des travaux sur l’utilisation des ressources trophiques par des vertébrés herbivores (Lagomorphes, Rongeurs, Galliformes), nos recherches ont porté sur diverses espèces de mammifères, le lapin, la souris, le mouflon et le mouton introduits dans l’archipel de Kerguelen (Terres Australes et Antarctiques Françaises), afin d’analyser leur biologie de population dans ces conditions extrêmes, leur impact sur le milieu et de contribuer à la restauration écologique d’îles de cet archipel par le contrôle des mammifères allochtones. Ces travaux se poursuivent :


- dans diverses îles françaises réparties à travers le monde, par l’étude de l’impact du rat noir (Rattus rattus) sur les communautés, tant végétales qu’animales, et des conséquences potentielles (positives ou négatives) de son éradication. La fonction de ce rongeur dans les réseaux trophiques est analysée par l’examen de son régime alimentaire (contenus stomacaux, fécaux et isotopes stables) et par modélisation (Prog. Aliens, ANR - resp. F. Courchamp, Univ. Paris XI, Orsay).

Parallèlement, des recherches sont développées sur la biologie de population d’un « Nouvel Animal de Compagnie », l’écureuil de Corée (Tamias sibiricus), introduit dans des forêts d’Ile-de-France, l’objectif étant d’estimer les conséquences écologiques et sanitaires (borréliose de Lyme) de son expansion. Un volet ethnologique complète ces approches afin de définir l’acceptabilité par le public d’éventuelles mesures de contrôle (Prog. Tamia de Sibérie, Région IDF, CG 92, ONF).
En continuité avec le sujet précédent, et en collaboration avec l’Office National des Forêts, des travaux sont actuellement initiés sur la biologie et l’écologie de l’écureuil roux (Sciurus vulgaris), afin d’envisager des stratégies de conservation de l’espèce face aux risques d’invasion en France de deux autres Sciuridés, l’écureuil gris (S. carolinensis) et l’écureuil à ventre rouge (Callosciurus erythraeus).