Une liste des taxons (espèces et sous-espèces) observés en France métropolitaine est tenue à jour par la Commission de l’Avifaune Française.
Elle comprend 566 espèces en catégories A, B et C et fait office de référence en date du 30 janvier 2010.
L’ordre des taxons est celui recommandé par le comité taxonomique consultatif européen de l’AERC (Taxonomic Advisory Committee, AERC-TAC) dont la CAF est membre. Pour toute précision relative aux modifications passées ou à venir apportées au classement des oiseaux ou aux noms scientifiques et vernaculaires, lire les comptes rendus de la CAF, publiés dans Ornithos.
Les taxons sont classés soit dans la catégorie A (Sarcelle d’été Anas querquedula Linné, 1758 – A), soit dans la catégorie B (Macreuse à ailes blanches Melanitta deglandi (Bonaparte, 1850) – B), soit dans la catégorie C (Colin de Virginie Colinus virginianus (Linné, 1758) –C). Lorsqu’il n’est rien précisé pour une sous-espèce, c’est qu’elle est dans la même catégorie que l’espèce. Le nom du descripteur est indiqué entre parenthèses si le nom scientifique a été modifié depuis la première description.
La Liste des Oiseaux de France :
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N : Espèce nicheuse.
NS : Espèce nicheuse dont la plus grande partie des effectifs est sédentaire en France.
M : Espèce observée en période de migration ou en déplacements erratiques, en dehors des sites de nidification et hors de la période hivernale.
H : Espèce observée pendant la période hivernale, globalement de début décembre à fin février. NS est associé à H lorsque la population sédentaire locale est enrichie d’hivernants de façon significative.
R : Espèce rare (nidification, migration ou hivernage), mais observée chaque année et dont les effectifs annuels français sont inférieurs à une centaine d’individus.
O : Espèce occasionnelle (nidification, migration ou hivernage), ou soumise à des invasions exceptionnelles, quels que soient les effectifs.

RAPPEL DES CATÉGORIES DE LA LISTE DES OISEAUX DE FRANCE
Catégorie A. Espèces présentes à l’état sauvage en France métropolitaine y compris la frange maritime (Zone Économique Exclusive), observées au moins une fois depuis 1950 et dont l’origine naturelle est considérée comme la plus probable au moins pour un individu. La catégorie A* concerne trois paires de taxons pour lesquels le Comité d’Homologation National (CHN) n’a pas pu trancher entre deux espèces au regard de la description fournie par les observateurs ; il s’agit de : Macronectes giganteus/halli, Pterodroma madeira/feae et Sylvia nana/deserti.
Catégorie B. Espèces observées à l’état sauvage sur la même aire géographique, mais qui n’ont pas été revues depuis 1950.
Catégorie C. Sont rassemblées dans cette catégorie : les espèces introduites ou échappées de captivité en France métropolitaine depuis plusieurs années, qui ont fait souche et dont au moins une population se maintient par reproduction en milieu naturel, indépendamment d’éventuels apports supplémentaires d’origine humaine ; les espèces introduites ou échappées de captivité hors de France, qui répondent aux mêmes critères (qui sont donc inscrites en catégorie C dans leur pays d’origine), et qui sont observées en France lors de leurs déplacements spontanés. En règle générale, l’implantation doit être constatée depuis au moins 10 ans ou trois générations.
Catégorie D et E. En dehors de cette liste officielle (catégories A, B et C), il existe deux catégories supplémentaires (D et E) qui rassemblent des espèces observées dans la nature en France métropolitaine, mais qui ne font pas partie de la liste officielle. À la fin de la présente liste, ne sont présentées que les espèces placées en catégorie D, espèces pour lesquelles il existe au moins une mention dont l’origine naturelle est possiblemais cependant pas la plus probable compte tenu des informations disponibles. L’arrivée de ces espèces en France métropolitaine a pu être aidée volontairement par l’Homme ou bien il s’agit d’échappés de captivité. Pour mémoire, la catégorie E (non listée ici) regroupe les espèces supposées d’origine captive, mentionnées dans la littérature comme ayant été vues dans la nature en France métropolitaine.
Quelques rares espèces peuvent être classées dans deux catégories dans lamesure où les populations françaises peuvent répondre à l’une et l’autre définition. C’est le cas du Canard colvert, placé dans les catégories A et C, ou de la Sarcelle élégante (B et D), par exemple. Lamention « Appartenance subspécifique inconnue »placée à la suite de quelques espèces signifie qu’il s’agit d’une espèce polytypique mais que les informations fournies au CHN ne permettent pas de déterminer la (ou les) sous-espèce(s) concernée(s). Quelques sous-espèces sont précédées d’un point d’interrogation, comme p. ex. « ( ?) Larus canus heinei Homeyer, 1853 ». Il s’agit de formes dont la présence en France reste discutée. La CAF a décidé de signaler ces taxons parce que des critèresmorphologiques et/ou géographiques invitent à les privilégier sans toutefois être probants. De tels arguments ont généralement fait l’objet de publications par les descripteurs ou par la CAF. Enfin, les noms vernaculaires francophones des espèces (voire ceux des sous-espèces qui en possèdent un en usage) sont ceux recommandés par la CAF.
