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Accueil du site > Équipes de recherche > Variation phénotypique : caractérisation, origine, structure et évolution (VARIATION) > Thèmes de recherche > Plasticité phénotypique

Plasticité phénotypique

Elle correspond à la capacité d’un génotype à produire différents phénotypes en réponse à un même changement environnemental. Abordée indirectement par l’ensemble des thèmes, son étude doit également faire l’objet d’une analyse propre. L’action de l’environnement a des effets sur les limites morphologiques des taxons - notamment des espèces - et le « bruit » phénotypique qui en résulte doit être isolé de la variabilité interspécifique. C’est particulièrement nécessaire dans le cas des complexes d’espèces jumelles, nombreux chez les Insectes et les Rongeurs, et dans l’étude de la différenciation phylogéographique.

Les hyménoptères parasitoïdes constituent un bon matériel pour étudier les effets de l’hôte (environnement) sur le phénotype du parasite tant du point de vue decriptif qu’expérimental dans le couple Drosophila-Leptopilina (coll. C. Villemant, V. Debat et Patricia Gilbert (UMR 5558, Lyon).

Chez les Reptiles Chéloniens (M. Girondot), la structuration ontogénétique et phylogénétique de la variabilité morphologique est encore mal connue. Les études viseront à préciser les patrons de variabilité au sein de populations naturelles de couples d’espèces proches et au cours du développement post-embryonnaire, complétées par l’étude des réponses à des stress chimiques et thermiques à différents stades de développement.

D’un point de vue analytique, on s’attachera à comprendre comment la variation environnementale est susceptible de modifier la relation entre génotype et phénotype, modifiant ainsi les directions évolutives des populations (question qui ressort également du thème 3.

Une étude (V. Debat) portant sur la plasticité phénotypique de l’aile de la drosophile est en cours au laboratoire, en collaboration avec Chris Klingenberg de l’université de Manchester. Il s’agit notamment d’évaluer la proximité des patrons de variations génétique et environnementaux. Enfin, l’étude des mécanismes impliqués dans la plasticité est nécessaire pour comprendre les bases de la variation morphologique : quels sont les gènes impliqués dans la réponse phénotypique à une variation environnementale ? Existe-t il des caractères plus sensibles à l’environnement que d’autres, et si oui la raison en est elle la nature des gènes impliqués ? Une étude en cours vise a répondre a ces questions, encore une fois sur le modèle Drosophile (V Debat) : la combinaison de l’utilisation de mutants pour des gènes impliqués dans la morphogenèse alaire et de températures de développement contrôlées devrait permettre d’analyser les effets conjoints du génotype et de l’environnement sur une structure morphologique complexe.